Stérilisations

STERILISATIONS : Combattre les idées reçues

1) Une chatte doit avoir une portée au moins une fois dans sa vie.


FAUX : cette idée reçue n’a aucun fondement scientifique. La reproduction ne présente aucun bénéfice pour sa santé, ni pour le comportement.  Au contraire, la gestation et la mise bas peuvent présenter des risques : césarienne lors de difficulté à la mise bas, infections et tumeurs mammaires.  Il n’est pas nécessaire qu’une femelle ait une portée avant de la faire opérer. Une chatte peut vivre très longtemps, parfaitement heureuse et en excellente santé sans n’avoir jamais eu de petits
Et nous ne parlons que des chattes domestiquées, mais que dire des chattes dites libres non stérilisées, sans soins lors des fréquentes mises bas et surtout lorsque les naissances se passent mal !

2)Les traitements contraceptifs médicaux ( Pilules) présentent un risque ;


VRAI : Il n’existe pas de contraceptif efficace et sûr chez la chatte ; un traitement hormonal ponctuel peut être administré pour une occasion précise ( vacances ) mais pour un effet permanent, seule la stérilisation est conseillée ;
De plus, une pilule prise par voie buccale risque d’être régurgitée après un vomissement occasionnel, d’aliments ou de touffe de poils.

3)Le comportement change après la stérilisation

.
VRAI : Mais les seuls changements dans le comportement des chats sont positifs. Les matous ont tendance à réduire leurs marquages territoriaux suivant  l’âge lors de la castration. Les chats se battent moins  ou plus du tout, ce qui entraîne moins de morsures ou griffures et par là même la transmission de maladies contagieuses. Les nuisances sonores au clair de lune, pendant les périodes de rut, s’estompent, ce qui n’est pas, non plus, négligeable !
Les animaux ont également davantage tendance à rester à la maison et à ne plus fuguer à la recherche d’un partenaire, ce qui réduit également les risques d’accidents fortuits ou provoqués à l’encontre du fugueur. (maltraitance , empoisonnements, accidents de la route, etc….)

4) Un animal castré devient obèse et moins actif

.
Pas forcément : Si l’ablation des glandes sexuelles peut en effet prédisposer certains animaux à l’embonpoint, une alimentation maitrisée et un exercice physique régulier permettent de les maintenir à leur poids de forme. Un animal ne devient obèse que s’il est trop ou mal nourri et ne fait pas suffisamment d’exercice.

5)La stérilisation est douloureuse pour l’animal :


FAUX : La stérilisation est pratiquée sous anesthésie générale par un vétérinaire. Le chat ou la chatte ne ressent donc pas l’opération mais peut être un peu dérangé au réveil ainsi que ressentir au niveau  de la cicatrice quelques picotements qui disparaissent en quelques jours ; La plupart des animaux retrouvent une activité normale  dans les 24 à 48 heures. De plus, un antalgique  est  administré après l’opération ainsi que des antibiotiques pendant environ une semaine. Pour les bêtes dites libres et remises en liberté, nous les gardons en cages de « convalescence » une journée supplémentaires, sous observations et un anti- douleur longue durée leur est administrée à l’opération.
Il est à noter que ces bêtes, enregistrées, listées et poinçonnées appartiennent  dès lors à  l’ association, sont sous notre protection et nourries quotidiennement.
Ces petits désagrément sont peu de choses, comparées à la détresse des animaux abandonnés qui souffriront réellement des conséquence de la non – stérilisation

Prenez connaissances de ces quelques lignes et, si vous aimez votre bête et voulez la sauvegardez le plus longtemps possible, vous n'hésiterez plus en la faisant stériliser, pour son plus grand bien..

 

 

La loi 2015 sur la Stérilisation des chats libres d'une commune concerne chaque mairie de cette commune/

 

Chats « errants », stérilisation et identification obligatoires

au 1er janvier 2015

 

 

Arrêté du 3 avril 2014 (fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de

compagnie d’espèces domestiques relevant du au IV de l’ article L214- 6 du code rural et de la pêche maritime) :

 « Les chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe, dans des lieux publics, sur un territoire d’une commune,

ne peuvent être capturés qu’à la demande du Maire de cette commune.

Ces animaux ne peuvent être conduits en fourrière que, dans la mesure où le programme d’identification et de stérilisation prévu à l’article

L211-27 du code rural et de la pêche maritime(*) ne peut être mis en œuvre. »

http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Annexes_arrete_animaux_de_compagnie_BO-MAAF_cle83fb2b.pdf (chapitre V - page 14)

 

Paru au JO du 17 avril 2014

http://www.legifrance.gouv.fr/eli/jo/2014/4/17 (n° 27)

 

(*) Article L211-27 du Code Rural et de la Pêche Maritime :

« Le maire peut, par arrêté, à son initiative ou à la demande d'une association de protection des animaux, faire procéder à la capture de

chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à

leur stérilisation et à leur identification conformément à l'article L. 212-10, préalablement à leur relâcher dans ces mêmes lieux. Cette

identification doit être réalisée au nom de la commune ou de ladite association.

La gestion, le suivi sanitaire et les conditions de la garde au sens de l'article L. 211-11 de ces populations sont placés sous la responsabilité

du représentant de la commune et de l'association de protection des animaux mentionnée à l'alinéa précédent.

Ces dispositions ne sont applicables que dans les départements indemnes de rage. Toutefois, sans préjudice des articles L. 223-9 à L.

223-16, dans les départements déclarés officiellement infectés de rage, des dérogations peuvent être accordées aux communes qui le

demandent, par arrêté préfectoral, après avis favorable de l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de

l'environnement et du travail selon des critères scientifiques visant à évaluer le risque rabique. »

 

Ce qui change ?

A compter du 1er janvier 2015, les chats « errants » doivent être stérilisés et identifiés puis relâchés sur les lieux où ils ont été capturés.

Un Maire aura dorénavant à se justifier de son recours à la fourrière et de son refus de mettre en œuvre un programme de stérilisation.

Il ne sera plus en droit de refuser la main tendue des bénévoles et Associations qui  proposent actions de terrain et financements. Il ne

pourra plus refuser d'y participer.

 

 

Des communes le font déjà et en sont très satisfaites

De nombreuses communes dans toute la France ont déjà mis en place des programmes de gestion par la stérilisation des chats sans

famille.

Nous vous présentons ci-dessous un échantillon de communes de tailles différentes (petites et grandes) ayant depuis plusieurs années mis

en place des programmes de gestion des chats « errants »

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×